Le rapport des métiers édité en 2012 (voir ici) a également permis d’établir un portrait des auto-entrepreneurs, dont 85% exercent en coiffure à domicile et 76% à titre principal.

Leur profil est un peu différent de celui des autres coiffeurs. Avant de s’installer à leur compte, ils exercent très majoritairement leur activité dans la coiffure, la plupart en tant que salariés. Tous sont des professionnels qualifiés, détenteurs d’un diplôme de type CAP (33%) ou d’un brevet professionnel (60%).

31% d’entre eux auraient créé leur entreprise quoiqu’il arrive (5% étant déjà chefs d’entreprise et ayant donc changé de statut), mais 69% des auto-entrepreneurs n’auraient pas créé d’entreprise sans ce régime. On peut donc dire que le statut d’auto-entrepreneur, fortement incitatif, a contribué à l’émergence de nouveaux projets de création-reprise d’entreprise chez plus des deux tiers des auto-entrepreneurs.

Une installation sur deux coûtant moins de 500 €, de nombreux porteurs de projets, « exclus du système bancaire » ou n’ayant pas réuni les fonds pour leur projet de salon, se sont repliés sur ce régime et l’activité de coiffure à domicile.

Le régime convainc également pour sa facilité : deux tiers des auto-entrepreneurs soulignent la simplification de la gestion comptable et du paiement des charges ; 2 entreprises sur 5 citent la rapidité d’inscription.

Le principal problème de ces auto-entrepreneurs est de se constituer une clientèle. Pour cela, ils se différencient par des prix plus attractifs et des efforts de prospection.

 


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