Actualités

Je suis particulièrement heureux et satisfait de constater que le gouvernement a entendu la voix de l’UNEC en ce qui concerne l’épineux sujet de l’apprentissage ! Auditionnée il y a déjà quelques semaines l’UNEC avait fait un certain nombre de propositions afin de valoriser cette voie auprès des jeunes mais aussi des entreprises – cette voie qui pour nous reste LA voie royale menant à notre cher métier.

Nous avions notamment soutenu l'idée qu'il était nécessaire de réformer l'apprentissage en modularisant le parcours, en créant des passerelles vers d'autres métiers et vice versa, en favorisant son accès à n'importe quel âge et depuis n'importe quelle formation initiale avec des systèmes d'équivalence, en créant un sas a l'entrée, en assouplissant les règles liées au temps de travail de façon à permettre aux apprenants de s'entraîner aux gestes, en valorisant le rôle et de la fonction de maître d’apprentissage et bien plus encore.

Aujourd’hui le gouvernement s’engage aux côtés des partenaires sociaux, des branches professionnelles, des régions et de tous les acteurs concernés, dans une mobilisation nationale sans précédent pour une meilleure orientation et une transformation profonde de l’apprentissage.

Aussi 20 mesures concrètes autour de l’apprentissage ont vu le jour, parmi elles je note tout particulièrement :

- Un nouveau statut de l’apprenti, plus attractif pour les jeunes et ce jusqu’à l’âge de 30 ans (augmentation de la rémunération nette mensuelle, aide au financement du permis de conduire, accès à un pré-apprentissage si nécessaire, mise en place d’un programme Erasmus de l’apprentissage).

- Une levée de freins pour permettre aux entreprises de s’engager dans l’apprentissage via des aides à l’embauche qui seront unifiées et ciblées sur les TPE et PME et les niveaux bac et pré-bac, la co-écriture des diplômes professionnels par les partenaires sociaux, la certification des maîtres d’apprentissage et la définition par les branches du nombre maximum d’apprentis par maître d’apprentissage, le développement rapide et sans limite administrative par les CFA de formations correspondant aux besoins des entreprises.

Le gouvernement s’attache par ailleurs à mettre au point un système de financement de l’apprentissage plus simple, plus transparent et par là même plus incitatif.

En tant que chef d’entreprise dans le secteur de la coiffure, une filière dans laquelle l’apprentissage occupe une place importante, j’ai eu à cœur de porter des messages qui de ce fait ont revêtu une dimension concrète. Il est vrai que le métier de coiffeur n’est pas immuable, il ne l’a jamais été. Il a toujours su s’adapter. C’est notre rôle, sa raison d’être, sa fierté même. A nous d’être ambitieux et de relever le défi d’une mutation de l’apprentissage bénéfique et nécessaire. Nous nous sommes donné les moyens de réussir, maintenant il faut aboutir : nous sommes en bonne voie !

L’apprentissage mérite d’être reconnu comme une voie de passion, d’excellence et d’avenir pour les jeunes, leurs familles et les entreprises.  

Il convient maintenant d’être vigilant à la transformation des engagements dans le projet de loi, l’UNEC y veillera.


Retour

Ils sont partenaires de l'UNEC

  • Institutions de la coiffure
  • DGE
  • Loreal professionnel
  • aesio
  • Cegeco